BRIDGE GRAU DU ROI

D'OU VIENT CE JEU

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Le bridge actuel a pour lointain ancêtre le WHIST, apparu en Angleterre au début du 16ème siècle. A partir de 1750, ce jeu devient très populaire avec les règles suivantes.


     Quatre joueurs, deux contre deux, se partagent les 52 cartes.

   

     Un atout est déterminé automatiquement, en retournant la seconde carte distribuée.

 

     L'entame est effectuée par le joueur placé à gauche du donneur, et les règles du jeu de la carte sont les mêmes qu'au bridge, mis à part l'existence du mort. Le camp qui réalise le plus de levées est alors gratifié d'un point par levée à partir de la septième (6 levées = le "book").


Les sources de la partie enchères du jeu sont relativement mal définies, mais il ne fait aucun doute qu'elles soient orientales. L'origine du mot "bridge" lui même a donné lieu à de nombreuses controverses; l'une des hypothèses les plus sérieusesle fait dériver du russe: deux jeux de cartes russes, le "vint" et le "yerelash" , utilisent le mot "biritch" pour désigner le Sans Atout. Le vocable, contracté par le turcs en "britch" aurait été employé en jouant au whist par les anglais en poste à Constantinople. Explication sans doute moins poétique que le souvenir du pont traversé chaque jour par les mêmes Anglais pour aller de l'Ambassade au café le Khédive pratiquer leur jeu favori!


En tous cas, c'est à Constantinople que la forme archaïque du bridge fait son apparition, vers 1850. Il s'agit d'un Whist où le donneur (ou son partenaire) a le droit de choisir l'atout. Le partenaire de celui qui choisit est le mort, et l'on peut contrer et surcontrer à l'infini...


Ce jeu se développe dans les cercles de diplomates européens. Il atteint les Etats-unis et la Grande Bretagne un peu avant 1890, et y supplante rapidement le Whist. Dès 1893, à New York, la première compétition de Bridge est organisée.


Les règles du nouveau jeu se transforme : c'est en 1904, en Inde selon la tradition, qu'un groupe d'officiers britanniques invente les enchères.


L'auction bridge (bridge aux enchères) croît très vite en popularité. Pour la première fois, la notion de surenchère d'un camp sur l'autre est introduite. Le but de chacun est néanmoins de s'arrêter le plus tôt possible, car les levées réalisées rapportent autant, qu'elles aient été annoncées ou non.


La marque a pourtant évolué, les primes accordées aux manches et au chelem apparaissent, on ne peut plus contrer ou surcontrer qu'une seule fois. Enfin, la possession d'un certain nombre d'honneurs, à l'atout en particulier, donne lieu à l'attribution de primes.


Le pas suivant vers le bridge moderne est franchi avec l'apparition du bridge-plafond, où seules les levées demandées sont comptabilisées pour la manche. C'est sous cette forme que le bridge se popularise en France, où il est introduit en 1918.


Les règles précises qui régissent le bridge-contrat, tel qu'il est encore joué aujourd'hui, sont l'oeuvre d'un seul homme: Harold J.Vanderbilt (1884-1970) il les fixa en 1925, au cours d'une croisière où l'on s'ennuyait !!!!! Il invente d'un seul coup la vulnérabilité, les primes de manche et de chelem que nous utilisons encore aujourd'hui, et tout le système de marque qui permet les sacrifices avantageux. Les enchères deviennent beaucoup plus animées, chaque camp peut prétendre à un objectif en rapport à la force qu'il détient, la part du hasard est réduite; en quelques années, le bridge-contrat va devenir le jeu de cartes le plus pratiqué au monde.